organiser une soirée enquête

 


Sommaire du dossier

Introduction et généralités
Suite du dossier : Que faire en cas de désistement ?
Check-list : n'oubliez pas l'essentiel pour votre soirée enquête !
Bobologie
Prévoir un budget pour la nourriture et les boissons
Conseils pour créer l'ambiance et les effets d'une Murder Party
Du crime à la découverte du cadavre (vous y êtes)
:Les 12 points d'une stratégie gagnante
Comment trouver le lieu idéal pour votre Murder Party ?
Conseils pour la sécurité de votre soirée enquête
Suite du dossier : faire à manger !


 

Effets et ambiance : du meurtre à la découverte du cadavre

 

Tout bon organisateur ou scénariste y aura bien pensé : comment faire peur aux personnages ? En réalité, on n'a pas le choix, il faut faire peur au joueur lui-même,; or aujourd'hui, la société nous a habitués à regarder les faits de manière scientifique et cartésienne, aussi il va falloir frapper fort.

Bien sûr, de bons joueurs joueront le jeu, s'ils sont pris dans l'ambiance et qu'on ne leur laisse pas le temps de trop réfléchir à ce qu'ils voient. Prenons par exemple la découverte du cadavre, qui est un élément majeur du jeu.

Il faut que la mise en scène soit la plus parfaite possible. Par expérience, j'insiste sur le fait qu'il faut préparer à fond cette partie de la soirée : lors de la murder 2000 " A vaincre sans péril on triomphe sans gloire ", nous avons cafouillé dans le meurtre, et l'assassin s'est retrouvé avec un quasi-alibi. Il est donc idéal que le meurtrier ou sa victime soient des complices de l'organisateur (ou l'organisateur lui-même). Dans tous les cas, meurtre à l'arme blanche, par balle ou autre (pendaison par exemple, nous y reviendrons), faites une répétition en grandeur réelle, en chronométrant tout : temps nécessaire pour tuer, se cacher ou s'enfuir, temps avant que le meurtre ne soit découvert, mise en scène du meurtre, etc. Voyons tout ceci en détail.

SCENARISATION DU CRIME

Insistez bien pour que l'assassin simule son meurtre et prenne le maximum de contraintes réalistes dans la réalisation de son acte : pas de témoins, on ne poignarde pas quelqu'un de face sans qu'il crie, où a-t-il pris l'arme, pourquoi les autres joueurs ne l'ont-ils pas vu avec cette arme. Juste après l'instant du meurtre, l'assassin continue le jeu, il doit donc se débrouiller tout seul avec l'arme du crime, s'échapper ou rejoindre les autres avec un motif crédible d'absence (si elle a été remarquée). A ces fins, lors du chronométrage, vous remarquerez que tout cela est très rapide : on surestime souvent le temps nécessaire pour commettre un crime (cela vient du fait qu'on compte souvent en minutes, alors que quelques secondes suffisent), cette erreur de jugement peut d'ailleurs aider le tueur pour son alibi.

La diversion :

Classique mais inévitable, il est impératif de créer une diversion pour réaliser correctement le meurtre, dans une relative discrétion. La préparation de cette diversion est du ressort de l'organisateur, qui pourra à cet effet " manipuler " certaines joueurs ou créer un événement (service des apéritifs, discours de l'hôte, prise de bec entre personnages, découverte d'un objet, évanouissement d'un personnage, etc.). Il n'est pas question de dire à ces joueurs qu'il s'agit de la diversion, il vaut mieux leur faire croire que leur action " dirigée " s'inscrit dans le scénario et les aidera pour le jeu (ce qui d'ailleurs n'est pas faux). Enfin, il est de bon goût, pour corser les choses, de faire ceci au moment où une ou deux autres personnes sont absentes de la pièce principale où se trouvent la majorité des joueurs (ils peuvent être en aparté pour comploter, aux toilettes ou partis visiter le jardin). C'est idéal pour créer des suspects, qui trouveront bien vite des alibis mais auront servi à créer des fausses pistes et donc faire avancer les intrigues secondaires.

 

Bon courage !

Cette image est (c) Butcher Ludwig

 

Toujours motivé ? Alors vous pouvez...

Suite du dossier : les 12 points d'une stratégie gagnante

Revenir à l'ambiance et aux effets